Nous plantons un arbre de la paix dans les ruines d’une cité maya millénaire
L’acte est symbolique mais non moins chargé de sens et d’émotion. Les organisateurs de notre Marche en Honduras ont eu une très bonne idée: planter un petit pin et une plaque commémorative en signe de notre passage sur ce lieu historique. Nous avons confié à cet arbre la vaste mission de grandir, de s’épanouir, d’écarter ses branches comme des bras ouverts vers la lumière et la vie. Petite graine de paix deviendra grande…
Au Salvador: inauguration d’une place pour la paix
Évènement particulièrement touchant: après une marche en fanfare, nous arrivons sur un place minuscule recouverte par un chapiteau. Une centaine de citadins se sont réunis autour de nous et le Maire a pris la parole pour demander à l’une de nos marcheuses de couper le ruban et inaugurer cette place fraichement baptisée « Place de la paix », en l’honneur de la Marche. Puis une dizaine d’enfants se mettent à chanter et à danser, ce qui provoque des jets de larmes parmi nous.
Nous étions particulièrement fatigués car nous avons traversés 4 frontières ce jour-là, 3 fois avec le Honduras et une fois avec le Guatémala, pour nous rendre à diverses activités, avec toutes les lenteurs et complications administratives que cela implique.
Notre Marche bénie par les descendants des Mayas et des Garifundas (part 2)
Nous faisons l’expérience de phénomènes de « sychronicité » étonnants.
Alors que nous parcourons des centaines de kilomètres en autocar avec des retards énormes pour mille raisons, nous arrivons toujours sur les lieux des événements organisés pour la Marche Mondiale à la seconde même où un rituel de bénédictions commence, où nous devons prendre le micro, où la fanfare a juste fini de chauffer ses instruments. Malgré un agenda qui change de minute en minute, des imprévus et des actions spontanées, nos passages et nos marches dans les villes et les villages s’enchaînent avec une facilité étonnante. Ce qui m’impressionne, c’est que partout, absolument partout, des milliers de gens nous attendent, souvent depuis des heures et malgré nos retards, nous accueillent les bras ouverts. Visiblement, tous se mettent au service d’une cause qui les transcende, comme nous. Ce n’est pas les marcheurs qu’ils attendent, c’est un rendez-vous d’espoir avec l’Histoire.


